Les options en bois de chauffage : bûches, granulés et plaquettes
Le bois a de nombreux avantages, notamment dans la lutte contre les gaz à effet de serre : il séquestre le carbone pendant sa croissance et, s’il est utilisé dans la construction de bâtiments, il le stocke pendant des décennies. Lorsqu’il devient « déchet », il le largue ensuite en se décomposant naturellement ou en brûlant. Il stimule ainsi l’économie locale et favorise la gestion durable des forêts.
Le bois énergie sous toutes ses formes

Les granulés de bois

Produit dans des unités de granulation, la sciure (coproduit du bois issu de scieries) est finement broyée, séchée et amenée aux conditions nécessaires afin d’être comprimée à environ 100 bars à travers une presse. Son taux d’humidité très faible (inférieur à 10 %) lui confère un haut pouvoir calorifique et permet aux appareils de chauffage d’avoir un excellent rendement.
Avantages:
- Haute densité : Facile à stocker et à transporter.
- Faible taux d'humidité : Combustion propre et efficace.
- Automatisation : Compatible avec les systèmes de chauffage automatisés
Les plaquettes de bois

Le bois déchiqueté ou plaquette existe sous différentes formes:
- Plaquettes forestières : Issues de la coupe des arbres en forêt.
- Plaquettes industrielles : Provenant de l'industrie du bois (sciures, copeaux).
- Plaquettes en fin de vie : Issus de la récupération de bois usagé (palettes, emballages).
Avantages :
- Polyvalence : Peut être utilisé dans différents types de chaudières
- Moins cher : Généralement moins coûteux que les granulés.
- Local : Souvent produit localement.
Le bois reconstitué / compressé

- Briquettes : Formes parallélépipédiques.
- Bûches densifiées : Simulent l'apparence des bûches traditionnelles.
- Densité élevée : Pouvoir calorifique important.
- Facile à manipuler : Format pratique pour le stockage.
Le bois bûche

- Naturel : Aspect authentique et convivial.
- Accessible : Facile à trouver et à stocker.
Un impact environnemental positif
La forêt d’Occitanie est majoritairement composée de feuillus (chêne, hêtre, châtaignier…) et elle est gérée de manière durable et multifonctionnelle. Les débouchés du bois feuillus sont principalement l’aménagement intérieur et extérieur (bois d’œuvre) et tout ce qui n’est pas valorisé en bois d’œuvre est ensuite utilisé en bois-énergie et bois d’industrie. Une partie reste également sur place, en forêt, pour permettre de maintenir la fertilité des sols.
Le bois-énergie est un complément utile à l’économie forestière, mais surtout un outil de gestion sylvicole pour les collectivités. Nous vous invitons à consulter le site du CIBE pour plus de renseignements.

Un choix économique
Une énergie compétitive

Parmi les énergies commercialisées, le bois de chauffage est considéré comme l’énergie la plus accessible avec un prix presque deux fois inférieur à celui du gaz. En comparaison, en septembre 2023, le prix du bois bûche était de 0,046 €/kWh contre 0,1017 €/kWh pour le gaz et 0,2514 €/kWh pour l’électricité (source : ONF Énergie). Aussi, étant peu indexé sur le prix des énergies fossiles, le prix du bois-énergie est très stable. Au cours des dix dernières années, il n’a varié que de quelques centimes d’euros par kWh.
Générateur d’emplois non délocalisables
En France, la filière bois-énergie compte environ 40 000 emplois directs et indirects, auxquels peuvent être ajoutés entre 20 000 et 30 000 emplois informels (liés aux volumes de bois bûches non commercialisés) (source : CGAAER).
L’approvisionnement et l’entretien des chaufferies bois mobilisent davantage de main d’œuvre locale que les autres énergies. Elles sont donc génératrices d’emplois non délocalisables à temps plein dans des entreprises régionales pour :
- la collecte et le tri des bois de rebut et des déchets de bois
- l'exploitation et le transport des rémanents forestiers, bocagers et routiers
- le conditionnement du bois (broyage), le transport, le stockage et la gestion de l'approvisionnement des chaufferies
- l'exploitation des chaufferies.
En 2021 l’Occitanie à compté 72 établissements de la filière forêt bois actifs, soit 2431 salariés. Plus de renseignements sur le Mémento de la filière forêt bois en Occitanie 2024.
Évolution de la qualité de l’air
Si le bois énergie est une énergie renouvelable, il n’est pas sans impact sur la qualité de l’air, on estime ainsi que le chauffage domestique au bois est à l’origine de 62% des émissions de particules fines PM2.5 (source CITEPA). Ces particules fines provoquent des maladies respiratoires. Un plan d’action a été mis en place pour réduire de 50% ces émissions de particules on estime qu’il est possible de les diviser par 10.
La qualité de l’air en France s’améliore globalement, mais des efforts importants restent nécessaires pour réduire la pollution et garantir un air sain pour tous. Cette amélioration est particulièrement visible au cours des 15 dernières années, avec une réduction significative des particules fines (PM2,5), des particules volantes inférieures à 2.5 µm. Les défis sont multiples et nécessitent une approche globale, prenant en compte les spécificités de chaque territoire et les différents types de polluants : Oxyde d’Azote, Ozone, Dioxyde de Soufre ) et particules en suspension.
Toutes les réponses à vos questions sur la qualité de l’air en France sur notre la page dédiée à ce sujet.
Source d’émissions des polluants
- Les voitures sont responsables de 54% des émissions de NOx ;
- L’industrie est responsable de 63% des émissions de SO2 ;
- L’agriculture est responsable de 50% des émissions de TPS ;
- Le chauffage au bois est responsables des émissions de PM10 ;
- Le résidentiel et notamment le chauffage au bois est responsable de 46% des émissions de PM2,5.

Améliorer la qualité de l’air en se chauffant au bois
Ces émissions sont principalement dues à la combustion de bûches dans de mauvaises conditions :
- Les foyers ouverts ou appareils anciens ont un rendement de 15% alors que celui d’un poêle est d’environ 80%.
- Appareils mal entretenus, mal utilisés ou mal installés, ne respectant pas le Décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023.
- Bois humide (>23% d'humidité) ou souillé.
L’utilisation d’un appareil performant (label Flamme Verte), alimenté en bois sec et calibré, et régulièrement entretenu, permet de réduire considérablement les émissions (jusqu’à 100 fois moins qu’un foyer ouvert avec du bois humide).
La modernisation des appareils de chauffage individuel au bois (ou l’installation d’appareils à granulés) et l’amélioration de la qualité du combustible (séchage optimisé) associées à de bonnes pratiques d’utilisation peuvent réduire considérablement les émissions de particules fines et améliorer la qualité de l’air.
