Les options en bois de chauffage : bûches, granulés et plaquettes

Le bois a de nombreux avantages, notamment dans la lutte contre les gaz à effet de serre : il séquestre le carbone pendant sa croissance et, s’il est utilisé dans la construction de bâtiments, il le stocke pendant des décennies. Lorsqu’il devient « déchet », il le largue ensuite en se décomposant naturellement ou en brûlant. Il stimule ainsi l’économie locale et favorise la gestion durable des forêts.

Le bois énergie sous toutes ses formes

La chaleur renouvelable à partir du bois énergie prendra différentes formes selon la taille de l’installation. Il s’agit chez le particulier « de cheminées, inserts, poêles et chaudières à bûches ou granulés » et dans les logements collectifs et sites industriels « de chaufferies, s’approvisionnent en plaquettes forestières, en granulés, en déchets de bois. »
© Damien TROY
Combustible QBEO

Les granulés de bois

© Damien TROY - Fibois Occitanie - Bois énergie

Produit dans des unités de granulation, la sciure (coproduit du bois issu de scieries) est finement broyée, séchée et amenée aux conditions nécessaires afin d’être comprimée à environ 100 bars à travers une presse. Son taux d’humidité très faible (inférieur à 10 %) lui confère un haut pouvoir calorifique et permet aux appareils de chauffage d’avoir un excellent rendement. 

Il convient à tous types de besoins : une chaudière automatique peut alimenter une maison ou un bâtiment collectif ; un poêle peut s’intégrer dans un appartement ou une maison de ville.

Avantages:

Bois déchiqueté ©Damien TROY.png
Combustible issu du déchiquetage de bois de différentes origines : forêt (éclaircies, élagages, résidus), connexes de la transformation du bois (dosses, délignures, chutes…), agriculture, industries du bois (Bois fin de vie faiblement adjuvantés ou faiblement souillés) ou entretien des parcs et jardins. Il a pour vocation d’ être utilisé dans les chaufferies pour chauffer un immeuble, une piscine, un hôpital, une industrie ou un réseau de chauffage urbain qui va desservir un ensemble de bâtiments différents. Dans certains cas industriels, de l’électricité est aussi produite par cogénération.

Le bois déchiqueté ou plaquette existe sous différentes formes:

Avantages :

Bûche densifiée © Damien TROY.png
Le bois reconstitué est obtenu en agglomérant des particules de bois (sciures, copeaux) avec un liant naturel (comme la lignine). Il peut prendre différentes formes :
Avantages :
©France-Bois-Buche
©France Bois Bûche
Le bois reconstitué est obtenu en agglomérant des particules de bois (sciures, copeaux) avec un liant naturel (comme la lignine). Il peut prendre différentes formes :
Avantages :
Chaque forme de bois énergie présente des avantages et des inconvénients spécifiques. Le choix de la forme la plus adaptée dépendra des besoins et des contraintes de chacun.

Un impact environnemental positif

Le bois présente un bilan neutre sur le niveau global des émissions de gaz à effets de serre. En effet l’absorption de carbone par la biomasse lors de sa croissance est pratiquement équivalente au carbone émis dans l’atmosphère lors de sa combustion. Fort de cet avantage, il peut contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et constitue une ressource vertueuse pour l’environnement. La filière bois-énergie contribue à l’entretien des forêts, ce qui évite les incendies et permet à la forêt de produire du bois d’œuvre. Ainsi, le bois énergie à un véritable rôle à jouer pour notre planète et nos territoires, ruraux comme urbains.

La forêt d’Occitanie est majoritairement composée de feuillus (chêne, hêtre, châtaignier…) et elle est gérée de manière durable et multifonctionnelle. Les débouchés du bois feuillus sont principalement l’aménagement intérieur et extérieur (bois d’œuvre) et tout ce qui n’est pas valorisé en bois d’œuvre est ensuite utilisé en bois-énergie et bois d’industrie. Une partie reste également sur place, en forêt, pour permettre de maintenir la fertilité des sols.

Le bois-énergie est un complément utile à l’économie forestière, mais surtout un outil de gestion sylvicole pour les collectivités. Nous vous invitons à consulter le site du CIBE pour plus de renseignements.

Gestion environnementale ©etude ADEME/EDF
Gestion environnementale ©etude ADEME/EDF

Un choix économique

La filière bois-énergie participe au développement économique local. La récolte, la transformation et l’utilisation du bois sont des facteurs de développement d’emplois, notamment dans les zones rurales.
Prix de l’énergie ©ONF Energie
Prix de l’énergie ©ONF Energie

Parmi les énergies commercialisées, le bois de chauffage est considéré comme l’énergie la plus accessible avec un prix presque deux fois inférieur à celui du gaz. En comparaison, en septembre 2023, le prix du bois bûche était de 0,046 €/kWh contre 0,1017 €/kWh pour le gaz et 0,2514 €/kWh pour l’électricité (source : ONF Énergie). Aussi, étant peu indexé sur le prix des énergies fossiles, le prix du bois-énergie est très stable. Au cours des dix dernières années, il n’a varié que de quelques centimes d’euros par kWh.

Générateur d’emplois non délocalisables

En France, la filière bois-énergie compte environ 40 000 emplois directs et indirects, auxquels peuvent être ajoutés entre 20 000 et 30 000 emplois informels (liés aux volumes de bois bûches non commercialisés) (source : CGAAER).

L’approvisionnement et l’entretien des chaufferies bois mobilisent davantage de main d’œuvre locale que les autres énergies. Elles sont donc génératrices d’emplois non délocalisables à temps plein dans des entreprises régionales pour :

En 2021 l’Occitanie à compté 72 établissements de la filière forêt bois actifs, soit 2431 salariés. Plus de renseignements sur le Mémento de la filière forêt bois en Occitanie 2024.

Évolution de la qualité de l’air

Si le bois énergie est une énergie renouvelable, il n’est pas sans impact sur la qualité de l’air, on estime ainsi que le chauffage domestique au bois est à l’origine de 62% des émissions de particules fines PM2.5 (source CITEPA). Ces particules fines provoquent des maladies respiratoires. Un plan d’action a été mis en place pour réduire de 50% ces émissions de particules on estime qu’il est possible de les diviser par 10.

La qualité de l’air en France s’améliore globalement, mais des efforts importants restent nécessaires pour réduire la pollution et garantir un air sain pour tous. Cette amélioration est particulièrement visible au cours des 15 dernières années, avec une réduction significative des particules fines (PM2,5), des particules volantes inférieures à 2.5 µm. Les défis sont multiples et nécessitent une approche globale, prenant en compte les spécificités de chaque territoire et les différents types de polluants : Oxyde d’Azote, Ozone, Dioxyde de Soufre ) et particules en suspension.

Toutes les réponses à vos questions sur la qualité de l’air en France sur notre la page dédiée à ce sujet.

La provenance de chaque polluant varie :
Ainsi, la combustion du bois pour le chauffage peut causer l’émission de polluants que l’on appelle les particules fines. Plus la particule est fine, plus elle pénètre loin dans notre système respiratoire et plus elle peut être nocive. Ces particules sont dues à une combustion incomplète de la biomasse. Plus la combustion est complète, moins il y a d’émission de particules fines.
Qualité de l’air ©FiBois Occitanie
Qualité de l’air ©FiBois Occitanie

Améliorer la qualité de l’air en se chauffant au bois

Afin d’abaisser l’émission de particules du chauffage au bois, il faut donc optimiser la combustion et donc le rendement de l’appareil de chauffage. Pour cela il faut un appareil performant, correctement dimensionné et alimenté avec du bois de qualité. Grâce à la modernité des installations, aux filtres et à une réglementation stricte, le chauffage collectif et industriel au bois (déchiqueté ou granulé) n’est pas une source significative de particules fines.

Ces émissions sont principalement dues à la combustion de bûches dans de mauvaises conditions :

L’utilisation d’un appareil performant (label Flamme Verte), alimenté en bois sec et calibré, et régulièrement entretenu, permet de réduire considérablement les émissions (jusqu’à 100 fois moins qu’un foyer ouvert avec du bois humide).
La modernisation des appareils de chauffage individuel au bois (ou l’installation d’appareils à granulés) et l’amélioration de la qualité du combustible (séchage optimisé) associées à de bonnes pratiques d’utilisation peuvent réduire considérablement les émissions de particules fines et améliorer la qualité de l’air.