Prix de vente des bois sur pied en forêt privée : indicateur 2025
L’Observatoire économique de France Bois Forêt met à la disposition des membres de la filière des informations statistiques sur les marchés. C’est dans ce cadre que, l’Association des Sociétés et groupements Fonciers et Forestiers (ASFFOR) les Experts Forestiers de France (EFF) et la Société Forestière de la Caisse des Dépôts, se sont rapprochés pour créer et produire l’Indicateur du prix de vente des bois sur pied en forêt privée avec un indice général et des indices représentatifs des principales essences et produits commercialisés.
En 2024, les experts forestiers ont mobilisé et mis sur le marché plus de 1,3 million de m³ de bois via des ventes groupées, un volume en léger recul par rapport à 2023. Ce chiffre correspond aux volumes planchers des dix dernières années, s’adaptant à un marché moins porteur, notamment pour les résineux (douglas, épicéa et pin maritime) et le chêne.

La confrontation entre l’offre et la demande lors de ces ventes a permis de dégager plusieurs constats. Le marché est resté dynamique, avec 90 % des volumes vendus en séance, tant pour les feuillus que pour les résineux. Le prix de vente sur pied a rebondi de 7 % en 2024, confirmant sa tendance haussière. Le prix moyen du bois, toutes essences confondues, a atteint 90 €/m³, se rapprochant du record de 94 €/m³ établi en 2022. Toutefois, la progression des prix a été sélective. Seuls le douglas, le peuplier et le pin maritime ont vu leurs prix augmenter. Pour les autres essences, les prix sont restés stables.
Concernant la région Occitanie, les principaux enseignements sont les suivants :

– Après une hausse des prix du douglas en 2022, ceux-ci ont continué à être très inférieurs à la moyenne nationale en 2024, comme c’était déjà le cas en 2023.
– Concernant l’épicéa, des disparités de prix persistent entre le Massif central, l’Occitanie et le reste de la France où les prix ont été plus élevés
– L’année 2024 a également été marquée par la poursuite de la propagation des scolytes sur l’épicéa commun en Occitanie (Montagne noire) et le sapin dans les régions de moyenne montagne, sans que cela n’entraîne de baisses de prix significatives sur ces essences.
