Le mémento Inventaire forestier - IGN - Édition 2025
L’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) est un établissement public chargé de produire, de mettre à jour et de diffuser l’information géographique en France.
Parmi ses missions : l’inventaire forestier national. Ce dernier permet ainsi de connaître la situation, l’évolution et les potentialités des forêts françaises. Il en découle un mémento publié annuellement qui en reprend les principales données.
Le mémento 2025 de l’inventaire forestier national rassemble les principaux chiffres, cartes et informations sur la forêt française issus des campagnes d’inventaire réalisées de 2020 à 2024 par l’IGN.
Les principales données régionales sont les suivantes :
Les forêts d’Occitanie s’étalent sur 2 824 000 ha (contre 2 785 000 ha en 2023). Notre région reste donc la 2ème région administrative en termes de nombre d’ha (derrière la Nouvelle-Aquitaine) et la 3ème en termes de couverture forestière, soit 38 % du territoire couvert par de la forêt (derrière la Région Sud-PACA et la Corse).

Les résultats 2025 de l’Inventaire Forestier National de l’IGN dressent un tableau contrasté de la forêt française. La surface forestière continue de s’étendre, couvrant désormais 17,6 millions d’hectares (32 % du territoire), progressant au rythme de 90 000 ha par an. Cependant, cette croissance est contrebalancée par une fragilisation sanitaire majeure. En effet, la mortalité des arbres a bondi de 125 % en dix ans (atteignant 16,7 millions de m³/an), principalement à cause des sécheresses, canicules et bioagresseurs (scolytes pour l’épicéa, chalarose pour le frêne). Ces crises entraînent une altération de l’état sanitaire, avec 8 % des arbres (193 millions) présentant des symptômes.

Les effets du changement climatique se ressentent par le ralentissement du puits de carbone. Le stock de bois sur pied augmente, mais plus lentement. En conséquence, la séquestration de CO2 par les forêts a ralenti, passant de 63 Mt CO2/an (2005-2013) à 39 Mt CO2/an (2015-2023), réduisant l’efficacité de la forêt comme puits de carbone.
Les forêts régénérées naturellement sont majoritaires (86 %), mais les forêts plantées (14 %) jouent un rôle crucial pour la décarbonation. Elles sont deux fois plus productives que la moyenne nationale et fournissent 37 % du bois récolté, essentiel pour le stockage du carbone dans le bois matériau.
