Le mémento Inventaire forestier - IGN - Édition 2024

L’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) est un établissement public chargé de produire, de mettre à jour et de diffuser l’information géographique en France.

Parmi ses missions : l’inventaire forestier national. Ce dernier permet ainsi de connaître la situation, l’évolution et les potentialités des forêts françaises. Il en découle un mémento publié annuellement qui en reprend les principales données.

Le mémento 2024 de l’inventaire forestier national rassemble les principaux chiffres, cartes et informations sur la forêt française issus des campagnes d’inventaire réalisées de 2019 à 2023 par l’IGN.

Les principales données régionales sont les suivantes : 

Les forêts d’Occitanie s’étalent sur 2 785 000 ha (contre 2 714 000 ha en 2023). Notre région reste donc la 2ème région administrative en termes de nombre d’ha (derrière la Nouvelle-Aquitaine) et la 3ème en termes de couverture forestière, soit 38,3 % du territoire couvert par de la forêt (derrière la PACA et la Corse).

Le bilan de nos flux se dégrade légèrement avec un total positif de 4,9 millions de m3/an contre 5,3 millions auparavant : 

– La production biologique : 9,9 millions de m3/an (idem 2023)

– Prélèvements en forêt : 3,4 millions de m3/ an (3,2 l’an passé)

– Mortalité : 1,6 millions de m3/an (1,4 l’an passé)

En résumé, la production biologique reste stable, alors que les prélèvements et la mortalité ont légèrement augmenté, le ratio global est donc moins bon.

Forêt Mixte ©Quentin Lallemand

A l’échelle nationale, les forêts continuent de s’étendre et couvrent aujourd’hui 17,5 millions d’ha (soit 32 % du territoire métropolitain) dont les trois quarts sont privées et les deux tiers sont feuillues.

Les essences les plus répandues restent les chênes, soit 44 % du volume des feuillus. Côté résineux, l’épicéa commun et le sapin pectiné représentent 40 % du volume des conifères (contre 43 % il y a 10 ans).

Chênaie dépérissante, ©Quentin Lallemand

La forêt française est lourdement soumise au changement climatique. En effet, la mortalité des arbres a doublé en l’espace de 10 ans et s’élève en moyenne à 15,2 millions de m3/an. Cette forte accélération s’explique par les récentes crises sanitaires et les conditions climatiques à la fois difficiles pour les arbres et propices aux parasites. Les trois essences les plus touchées sont l’épicéa commun, le châtaignier et le frêne.

Le bilan national des flux est passé de 23,3 à 19,5 millions de m3 en un an. Pour la première fois, deux régions françaises ont un bilan des flux négatif (Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté). Bien que le stock de carbone continue d’augmenter (car le flux national est positif), les forêts métropolitaines absorbent moins de carbone. On estime qu’elles ont absorbé en moyenne 39 millions de tonnes de CO2 par an sur la période 2014-2022 contre 63 millions de tonnes/an entre 2005 et 2013.